French
Guns

French Ammo

Mas 49-56

Reload

7.5 Mas 1
7.5 Mas 2
7.5 Mas 3
7.5 Mas 4
7.5 Mas 5
7.5 Mas 6
7.5 Mas 7

 

Still in Construction
 20/08/97


7.5 Mas Ammo

7,5 mm inertes

 ¯ Modèle 1929 (ler type). D'une seule pièce en acier phosphaté noir mat.

L'étui porte huit cannelures verticales. Un évidement à la base du culot permet le passage du percuteur (figure 28).

- Modèle 1929 (2 ° type). Constituée comme une cartouche 0 Mle 1924 C, d'un étui non amorcé et d'une balle. L'ensemble est entièrement nickelé et l'étui est percé d'un trou de 3 mm de diamètre dont l'axe se situe à 20 mm de la base (figure 29).

- Inerte lestée. Elle se présente comme une cartouche ordinaire. L'étui n'est pas amorcé et il est rempli de sable.

Divers

- Adapteur 7,5/5,5. Il ne s'agit pas d'une cartouche mais d'un élément permettant le tir de munitions de .22 long rifle. Il se compose d'un élément avant, ayant la forme d'une cartouche, et d'un culot servant d'obtu- rateur et portant un percuteur annu- laire. Les deux pièces sont rendues solidaires par un ergot à ressort.

Utilisation : MAS 36 retubés en 5,5 mm (1). Ces fusils, peu répandus, furent utilisés pour le tir d'entraîne- ment, avant la guerre, ou par l'armée d'armistice. La hausse est graduée de 20 à 150 m. Ce système de tir réduit avec adapteur permettait le tir à répétition.

¯ Fausse cartouche. Le collectionneur qui aurait entre les mains une cartouche de 7,5 mm Mle 1929, d'une seule pièce en acier usiné et phosphaté, ne doit pas penser qu'il s'agit là d'un spécimen rare de munition inerte. C'est simplement l'élévateur du chargeur à tambour de cent cinquante cartouches pour mitrailleuse Mle 1931.

Autres cartouches françaises de 7,5 × 54

Il existe d'autres munitions, expérimentales, réalisées par les manufactures d'Etat; ou bien dues à l'initiative d'entreprises privées. Celles ci n'ont jamais été (ou ne sont pas encore?) adoptées. N'ayant pas dépassé le stade du prototype, ou étant encore du domaine des essais, elles n'ont pas été décrites dans la présente étude.

Cartouche de chasse (7 x 54) Si les tireurs français ne peuvent bénéficier de notre cartouche réglementaire, il a été créé pour les chasseurs un 7 mm dérivé du 7,5 mm de guerre. Il s'agit d'un étui Mle 1929 rétreint à 7 mm et équipé d'une balle semi-chemisée ou blindée pesant 10 g. Ses caractéristiques sont: Vo 850 m/s, Eo 370 kgm. Elle est destinée à la carabine de chasse dérivée du MAS 36 et commerciali sée par M. Jean Fournier, armurier spécialisé à Héry-sur-Alby (Haute- Savoie).

Marquage du culot Le marquage des cartouches de 7,5 mm de fabrication française est du type + (4 x 90°). Il en existe deux variantes qui sont (suivant leur emplacement pendulaire):

1er type (1924-1959) A midi, les deux dernières lettres du millésime de fabrication (exemple: 50 pour 1950). A six heures, le trimestre (exemple: 3). A neuf heures, deux lettres qui indiquent le nom du fournisseur (exemple: TS pour Ateliers de construction de Tarbes).
A trois heures, une, deux ou trois lettres qui indiquent le fournisseur du métal ayant servi à la réalisation de l'étui (exemple S: pour Compagnie française des métaux à Sérifontaine).

2e type (1959 à nos jours). A midi, le trimestre et l'année de fabrication (exemple: 4-60). A six heures, le calibre de la munition (exemple: 7,5). A neuf heures, le fabricant. A trois heures, le fournisseur du métal de l'étui.

(1) Arme à ne pas confondre avec le MAS 36 en .22 long rifle à un coup. Arme également peu courante, destinée à la compétition. Elle est munie d'un dioptre réglable en hauteur et direction. Le guidon est placé à l'extrémité du canon. Il n'y a pas de bayonnette, mais à la place une tige d'acier faisant office de contre- poids.

 

FABRICATIONS ÉTRANGÈRES

Les seules cartouches de 7,5 Mie 1929 de fabrication étrangère que nous ayons rencontrées sont belges. Elles sont fabriquées par la Fabrique nationale Herstal S.A. où elles portent parfois l'appellation de 7,5 mm Mauser.

Constitution

Les cartouches fabriquées par F.N. ont un étui en laiton 7030, avec amorce de type Berdan à composition anticorrosive sans mercure, sertie sans listel. La balle est formée d'un noyau de plomb durci à 10 % d'étain et chemisé de laiton à haute teneur en cuivre. Il y a parfois un vernis d'étanchéité mauve au joint d'amorçage, mais pas au sertissage.

Variantes

- Cartouche à balle ordinaire.

- Cartouche à balle traçante, noyau de plomb durci avec composition traçante à la base de la balle.

Identification : pointe rouge vermillon sur 6 mm.

Marquage du culot Il est formé de trois inscriptions disposées en « pieds de marmite », elles forment entre elles un angle de 120 °:

1er type A dix heures, la lettre F.

    A deux heures, la lettre N.
    A six heures, le millésime de production (avant-guerre).

2 ° type A dix heures, le monogramme FN.

    A deux heures, le millésime de production.
    A six heures, le calibre 7,5 (après guerre).

Ces cartouches étaient déjà produi tes avant 1940 et furent livrées à la France (en même temps que 5 500 mitrailleuses Browning - F.N. d'aviation en 7,5 mm et 6 500 fusils Mauser F.N. 2430 en 7,92 mm). Elles étaient livrées groupées par cinq et montées sur des lame-chargeurs de 7,65 mm Mauser belge. Ces lames, plus minces que les lames françaises en aluminium ou les allemandes en laiton, sont en acier nickelé et à faces lisses.

La production par F.N. de cartouches françaises de 7,5 x 54 se poursuit encore de nos jours sur commande.

Article by Jean Huon

Fig. 28

Fig.29